Comment réagir en cas d’infidélité ?

Auteur : Hélène BETOUX - Publié le Auteur
Eva Beltant
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Comment réagir en cas d’infidélité ?

Votre découverte est sans appel : votre moitié vous a trompé(e). Autour de vous, le monde semble s’écrouler. Ce sont des mois voire des années de confiance qui volent en éclats du jour au lendemain et remettent en question vos choix passés et le devenir de votre relation. Une chose est certaine : l’infidélité est une redoutable épreuve à vivre, tant pour votre ego que pour votre couple. Il n’existe malheureusement pas de recette miracle universelle pour l’appréhender de la meilleure façon qui soit. Vous pouvez néanmoins vous raccrocher à quelques jalons qui vous aideront à préserver votre équilibre émotionnel et à mûrir vos décisions en conséquence.

Laissez vos émotions s’exprimer

Le constat de l’infidélité de votre partenaire constitue un véritable choc. Celui ou celle en qui vous aviez placé vos espoirs a trahi votre confiance et a remis la pérennité de votre couple en question, sans manquer d’écorcher votre estime au passage. À chaud, vous oscillerez probablement entre la
tristesse et la colère. Rien de plus normal à cela. N’essayez pas de ravaler votre ressentiment. Il n’est jamais bénéfique de laisser macérer du négatif. Au contraire, commencez par évacuer votre souffrance. Pleurez et criez si vous en ressentez le besoin. Ne cherchez pas à prendre de décisions hâtives sous le coup de l’émotion : vous risqueriez de faire les mauvais choix et de vous laisser aller aux dérapages. Chaque chose en son temps.
Une fois la crise passée, votre cerveau sera bien plus disponible pour formuler des raisonnements objectifs et distanciés. Cela peut vous prendre plusieurs jours comme plusieurs semaines, mais ne cherchez en aucun cas à brusquer les choses. Laissez-vous le temps de traverser cette première phase à votre rythme pour envisager les choses de manière plus sereine par la suite.

Prenez vos distances

Vos émotions évacuées, commencez à sortir de votre cadre quotidien et à retrouver davantage d’indépendance vis-à-vis de votre moitié. Pour une fois, autorisez-vous à être égoïste. Posez quelques jours de congés si votre supérieur vous y autorise, pratiquez vos activités préférées, livrez vous
à de nouveaux loisirs, sortez avec vos ami(e)s ou offrez-vous un séjour en thalassothérapie, par exemple.
L’objectif est double : il s’agit, en premier lieu, de ne pas vous laisser abattre par la honte et de retrouver confiance en vous. C’est là une phase capitale à votre reconstruction psychologique. Ne la négligez sous aucun prétexte et ne l’appréhendez pas comme une quelconque vengeance ou réaction d’orgueil.
D’autre part, cet éloignement momentané de votre train-train et de votre conjoint(e) vous permettra de prendre davantage de recul sur les récents événements et de les juger d’un œil neuf. De même, laisser votre moitié livrée à elle-même pendant quelques temps lui donnera l’occasion de méditer sur ses actions et son éventuel avenir à vos côtés.
En somme : retrouvez-vous avant de le/la retrouver.

Faites le point

Notre cerveau humain est ainsi fait qu’il semble toujours lui falloir désigner un coupable sur lequel concentrer son mal-être. Une tentation qui doit demeurer passagère : rejeter intégralement la faute sur votre moitié, son amant(e) ou pire encore, sur vous-même, ne vous aidera pas à vous relever de cette épreuve.
Au lieu de céder à cet écueil, posez-vous pour faire le point sur votre couple en toute objectivité. Votre relation battait-elle de l’aile avant la relation extraconjugale de votre conjoint(e) ? Avez-vous tous deux fait preuve de négligence en matière de communication ? Quels points auraient mérité d’être améliorés ? Commencez également à vous demander ce que vous souhaitez pour vous, en demeurant à l’écoute de vos ressentis. Vous sentez-vous prêt(e) à pardonner ? Êtes-vous si profondément blessé(e) que vous préféreriez couper les ponts, de façon transitoire ou définitive ? Autant d’interrogations sur lesquelles il est bon de vous pencher avant d’engager la discussion avec votre époux(se). Communiquer constitue invariablement une réaction saine dans un couple. Attention toutefois : il s’agit de bien communiquer. Hors de question d’utiliser le face-à-face comme prétexte pour enfoncer l’autre ou, au contraire, vous laisser enfoncer.

Décidez des suites à donner

Pour certaines personnes, la blessure de l’infidélité sera trop profonde et compromettra la poursuite de la vie commune. Pour vous protéger, mieux vaut alors tourner la page et prendre le temps de vous reconstruire avant d’entamer une nouvelle relation.
Si vous êtes marié, vous pouvez envisager une procédure de divorce pour faute grave, preuves légales à l’appui (vous pouvez vous faire aider par un détective privé, voir par exemple).

À l’inverse, d’autres parviendront à poursuivre leur relation malgré la tromperie. Certes, la blessure demeurera toujours. Il faudra un certain temps  avant qu’un semblant de confiance ne recommence à s’installer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, une aventure extra-conjugale peut parfois constituer une phase de transition dans un couple : la flamme est subitement ranimée, on s’est perdus pour mieux se retrouver.

Néanmoins, le pardon ne saurait s’envisager comme une marque de faiblesse : si votre conjoint(e) vous a trompé(e) et qu’il ne manifeste aucun regret à ce sujet, refusez de lui dédier davantage de votre personne et prenez le large. Pareillement, ne passez pas l’éponge par crainte de vous retrouver seul(e) et de tout reprendre de zéro.
Pardonner doit être un acte juste et mûrement réfléchi : si vous vous sentez suffisamment fort(e) pour poursuivre votre route main dans la main malgré cette épreuve et que vos projets communs demeurent, vous êtes libre de décider d’accorder ou non une seconde chance à votre couple.

Article écrit par Hélène BETOUX