Valeur d'une jarre abîmée

Histoire d’une jarre abîmée

Publié le Auteur
Eva Beltant
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Voici une histoire d’une jarre abîmée qui montre que nous avons tous de l’importance, une place et l’utilité dans ce monde. Nous sommes tous différents, avec nos forces et nos faiblesses, nos atouts et nos défauts. C’est ce qui rend notre vie intéressante.
Ce qui peut vous sembler comme défaut n’est en fait qu’une expression de votre singularité.

Il y a du positif partout. Il suffit juste de changer de point de vue.
Apprenez à voir le verre plutôt à moitié plein qu’à moitié vide.

Apprenez à voir des opportunités là où les autres verraient que des problèmes…

Vous êtes unique et formidable.
Vous avez tous des capacités extraordinaires. A vous d’en prendre conscience et de les développer.


La jarre abîmée

Un porteur d’eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L’une des jarres avait un éclat. Elle perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. L’autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître. Cela dura deux ans. Le livreur ne livrait qu’une jarre et demi d’eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d’elle. En effet, elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille. Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection. Elle se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait à accomplir sa capacité.

Au bout de deux ans de ce qu’elle considérait comme échec permanent, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source: « Je me sens coupable et je te prie de m’excuser. »
« Pourquoi ? » demanda le porteur d’eau. « De quoi as-tu honte? »
« Je n’ai réussi qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l’eau. Par conséquent, tu n’obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.

Prise de conscience

Le porteur d’eau fût touchée par cette confession. Plein de compassion, il répondit: « Tout à l’heure, quand nous reprendrons le chemin du retour vers la maison du maître, je veux que tu observes les fleurs magnifiques qu’il y a au bord du sentier. »
Au fur et à mesure de leur montée, au long de la colline, la vieille jarre apercevait le bord du chemin couvert de de magnifiques fleurs baignées de soleil. Cela lui mit du baume au cœur. A la fin, la tristesse l’envahit de nouveau: la jarre avait encore une fois perdu la moitié de son eau.

Le porteur d’eau dit alors à la jarre: « Ne t’es-tu pas rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de ton côté et presque aucune du côté de la jarre parfaite? J’ai toujours su que tu perdais de l’eau et j’en ai tiré parti. J’ai donc planté des semences de fleurs de ton côté du chemin. Et chaque jour tu les as arrosées avec de l’eau que tu perdais. Grâce à toi, pendant ces deux ans, j’ai pu cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, je n’aurais jamais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses. »

C’est ainsi que la jarre abîmée apprit, attendrie, qu’elle apportait elle aussi sa part de bonheur dans la vie.